SNUDI FO section de la Marne
Maison des syndicats 1, place de Verdun 51000 Châlons en Champagne
| 06 61 52 66 37 | SNUDI-FO51@sfr.fr |


Retour à la semaine 4 jours : Une délégation FORCE OUVRIÈRE reçue par les représentantes du ministre de l’Éducation nationale pour faire valoir les revendications des personnels
Publié; le 24 janvier 2018 | Administrateur

Le 16 janvier dernier, à la demande de la FNEC FP-FO, une délégation composée de Norbert Trichard, secrétaire général du SNUDI-FO, Bernard Lempereur et Roland Thonnat, secrétaires généraux adjoints, ont rencontré Mmes Fanny Anor, conseillère spéciale auprès du ministre et Mme Isabelle Bourhis, conseillère sociale du ministre.

La délégation a rappelé les positions du syndicat sur une stricte séparation du scolaire et du périscolaire ainsi que le retour à la semaine scolaire de 4 jours sur 36 semaines de classes sur tout le territoire de la République.

Quid des « mercredis habités ? »

La délégation a plus particulièrement interrogé les représentantes du ministre sur les intentions de M.Blanquer lorsqu’il a affirmé au mois de novembre que « l’objectif est de venir en appui des collectivités pour que tous les mercredis de France soient riches en activités culturelles et sportives ».

La délégation a précisé que si une telle mesure aboutissait à reporter les activités périscolaires sur le mercredi pour toutes les écoles de France, alors le SNUDI-FO considérerait que cela irait dans le bon sens, tant pour le bon fonctionnement de l’école publique que pour le maintien du statut de fonctionnaire d’État des enseignants du 1er degré.

Rappelant l’attachement du ministre à la territorialisation de l’École, les représentantes du ministre ont indiqué que cette formule du « mercredi habité » s’inscrivait dans le cadre du PEdT « au sein duquel les PE sont invités à participer à l’articulation entre les activités périscolaires et les activités scolaires ».

À la demande de la délégation, elles ont dû reconnaître que cette participation n’a aucun caractère obligatoire. Enfin, elles ont précisé que le dispositif « des mercredis habités » ne concernait que les 80 % de communes qui avaient décidé de revenir à la semaine de 4 jours suite à la possibilité de dérogation au décret Peillon. Or ce décret reste cependant la référence réglementaire, même si donc seulement 20 % des communes continuent à l’appliquer (!!!).

Quelle réponse ministérielle aux conflits en cours ?

À ce propos, la délégation a saisi les représentantes du ministre sur les tensions existantes qui se traduisent par des pétitions, des rassemblements de parents et parfois des grèves d’enseignants confrontés à des maires qui, souvent pour des raisons politiques, s’arc-boutent sur le maintien de la semaine de 4 jours et demi, contre l’avis unanime ou en tout cas majoritaire des conseils d’écoles.

La délégation a fait remarquer que dans plusieurs communes, notamment à Lyon, les mairies contestaient l’autorité du directeur d’école, président du Conseil d’école en prétendant s’octroyer le droit de convoquer les conseils d’écoles extraordinaires et d’en établir l’ordre du jour.

Les représentantes du ministre se sont engagées à intervenir auprès des mairies, soit directement, soit par l’intermédiaire des DASEN, lorsque la réglementation n’est pas respectée.

Elles ont indiqué qu’il n’était pas de leur ressort d’intervenir dans la libre administration des communes, mais ont reconnu qu’il fallait aussi que la libre administration de l’Éducation nationale par l’État soit respectée.

Elles ont pris note d’une première liste de communes où les conflits surgissent afin d’intervenir le cas échéant. C’est le cas notamment à Lyon (Rhône) où la municipalité envisage d’instaurer une pause méridienne de 2 h 15 et de supprimer les études surveillées, mais aussi à Angers (Maine-et-Loire) où un rassemblement à la mairie a eu lieu le 14 janvier, à Cergy Pontoise (Val-d’Oise) où les enseignants seront en grève le 23 janvier, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), à Bourg-en-Bresse et à Pont-d’Ain (Ain), à la communauté d’agglomération de Gaillac - Graulhet (Tarn), à Joigny (Yonne), et dans des dizaines d’autres communes.

Les conseillères du ministre ont reconnu qu’à Paris la situation était bloquée du fait de l’attitude de la seule municipalité se refusant à consulter les parents et les enseignants.

En conclusion, le SNUDI-FO sera très attentif aux interventions ministérielles en la matière.

Le ministre devrait communiquer prochainement sur l’organisation ainsi que sur le financement des « mercredis habités » qui devrait être assuré par la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) et intégré à la Convention d’objectifs et de gestion (COG).

Plus que jamais, le SNUDI-FO appelle les syndicats départementaux à poursuivre et amplifier la mobilisation pour :

  • le retour à la semaine de 4 jours sur 36 semaines sur tout le territoire ;
  • la stricte séparation entre le scolaire et le péri scolaire.
cale




Documents Liés
PDF - 237 ko
Rechercher sur le Site
Dans la même Rubrique
Le ministre utilise le suicide de Christine Renon pour imposer les EPEP et le statut de directeur : honteux et inacceptable !
Projet Macron-Delevoye : jusqu’à 40% de baisse de nos retraites !
Combien faudra-t-il de morts ?
Versement de l’ISAE aux directeurs de SEGPA : victoire du SNUDI-FO
PsyEN EDA : le SNUDI-FO porte les revendications au ministère
Déclaration liminaire de la FNEC FP-FO au CT ministériel du 14 mai 2019
Allocution d’Emmanuel Macron : de la fiction à la réalité...
Fonction publique : Grève unitaire et manifestations le 9 mai prochain
« Réforme » des concours, pré-professionnalisation : plus que jamais, retrait du projet de loi Blanquer !
Formation des enseignants : les annonces du Ministre s’inscrivent dans le projet de destruction de la Fonction publique
Pulvérisation des statuts d’enseignants, dont celui de PE, suppression des directeurs et des écoles
Un amendement qui programme la disparition de l’école maternelle de la République
Courrier au ministre
19 mars - Communiqué des organisations syndicales et de jeunesse
Les Établissements publics des savoirs fondamentaux, une arme de destruction massive du statut de PE et de l’école publique
Courrier de la FNEC au ministre
7 février 2019 : tous à Matignon pour nos revendications ! Le gouvernement doit lâcher !
Nous voulons la satisfaction des revendications, pas un débat !
Rentrée 2019 dans les écoles : le tour de passe-passe du ministre !
Déclaration de la C.E. confédérale FO du 13 décembre
1 | 2 | 3 | 4 |>
SPIP 2.1.26 [21262] habillé par le Snudi Fo