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Rythmes scolaires sur Châlons-en-Champagne : le Snudi-FO rencontre le DASEN.
Publié; le 21 juin 2018 | Administrateur

Mercredi 20 juin, les représentants du Snudi-FO 51 ont été reçus en audience par le DASEN afin d’exposer la revendication majoritaire du retour aux 4 jours pour la rentrée scolaire de 2018 à Châlons.

En préambule, Force Ouvrière a rappelé les grosses inquiétudes engendrées par les propositions gouvernementales de modification de l’architecture complète de l’Education Nationale, qui signifie à court terme la disparition du caractère national de l’école publique et celle du corps des enseignants fonctionnaires d’Etat : fusion programmée des académies jusqu’en 2021, régionalisation de l’enseignement, territorialisation de l’école, transformation de la maternelle en structure d’accueil territoriale…

A l’instar d’autres communes, le maire de Châlons-en-Champagne (Benoist APPARU) voudrait anticiper ces mesures par une expérimentation locale en 2019.

N’y a-t-il pas un lien entre le refus de revenir aux 4 jours et les propositions enoncées lors des assises du 16 juin ?

Voici l’argumentation que nous avons développée, en adéquation avec les échanges que nous avons eu avec les collègues qui sont venus dans les réunions que nous avons organisées :

Notre organisation syndicale constate que l’écrasante majorité des conseils d’écoles de Châlons s’est exprimée pour un retour aux 4 jours. Ce constat n’est pas propre à Châlons, il est le même dans toute la France. Depuis la mise en place de la semaine de 4j et demi, la communauté éducative, composée des parents et des enseignants, n’a cessé d’exprimer son rejet et son scepticisme sur les conséquences de cette organisation, étayés d’une part, par les constats sur le terrain pour les enseignants et d’autre part par les échanges réguliers avec les parents, les Atsems et les acteurs de la vie périscolaire.

Nous constatons que les rythmes scolaires ont déjà fait l’objet de nombreuses concertations, discussions, et forums en 2013. La démocratie s’est exprimée par le vote des conseils d’école, instance considérée comme représentative et réglementaire par l’Education Nationale. Le processus de concertation mis en œuvre revient à nier le vote des conseils d’école.

Les scientifiques et experts de monsieur APPARU, ont des analyses et des avis parfois opposés sur de nombreux sujets liés à l’enfance à d’autres experts qui à l’époque de M. DARCOS justifiaient la mise en place de la semaine des 4 jours. Il suffit de se souvenir de la problématique de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, des rythmes scolaires, du redoublement,…pour constater qu’il n’y a pas de vérité unique et que les positions évoluent souvent avec les changements de gouvernement.

Nous observons que la grande majorité des enseignants s’oppose à la semaine des 4j et demi, et que la commune de Châlons demande malgré tout aux directeurs et enseignants de distribuer leurs flyers annonçant leurs réunions d’experts triés sur le volet ainsi que de positionner les affiches fournies sur les panneaux d’information des écoles. C’est un travail qui doit être fait par du personnel municipal, et jusqu’à preuve du contraire le maire de Châlons n’est pas notre supérieur hiérarchique. Nous vous avons envoyé un courrier allant dans ce sens.

Nous pouvons évoquer aussi le financement des ateliers éducatifs dont le soutien de l’Etat serait remis en cause avec la semaine de 4 jours ce qui sous entend que la ville de Châlons lie la poursuite de ces ateliers aux subventions nationales, même si celle-ci se refuse à l’assumer et le dire.

Nous pointons du doigt la « décision qui doit être conjointe ». Il suffit que le maire ne veuille pas revenir au 4j pour que cela ne se fasse pas, même si les représentants de l’Education Nationale le souhaitent : les politiques ne décidaient que des heures d’ouvertures des écoles, maintenant ils décident de l’organisation de la semaine. Bientôt ils décideront de l’emploi du temps des enseignants et des projets qu’ils doivent mener en relation avec le PedT mis en place par la mairie.

Nous constatons aussi que des rythmes scolaires différents selon les écoles, c’est aussi l’inégalité de traitement pour les enseignants (plus de déplacements domicile – lieu de travail pour ceux qui ont une semaine de 4 jours et demi : c’est plus de frais et plus de temps dépensé pour le travail ; plus de frais de garde d’enfants pour ceux qui en ont a faire garder ; un enseignant qui est malade un mercredi n’aura pas de journée de carence s’il travaille dans une école à 4 jours alors que celui qui est dans l’école à 4 jours et demi aura une retenue sur son salaire). Et d’autre part, l’organisation des remplacements sur Châlons devient un casse tête pour vos services.

Monsieur l’inspecteur d’académie, nous vous demandons de prendre la décision de retour aux 4 jours. D’ailleurs les enseignants attendent votre prise de position, même si le maire n’est pas d’accord. Vous auriez d’ailleurs le soutien des parents et des enseignants de Châlons (à Cergy dans le Val d’Oise, le DASEN a décidé de revenir aux 4j malgré l’avis contraire du maire de cette commune. Ce qui est possible à Cergy doit l’être aussi à Châlons).

Pour terminer, notre organisation syndicale demande le respect de l’avis des conseils d’école c’est à dire le retour à la semaine des 4 jours (lundi, mardi, jeudi et vendredi), sur 36 semaines pour l’ensemble du territoire national.

Suite à cette déclaration, voici les éléments de réponse du DASEN que nous avons pu relever :

Nous pointons des choses justes : le droit commun, c’est encore 4 jours et demi, et cela ne concernera plus que 6 % des élèves.

Selon lui, la démarche de la mairie est positive : prendre le temps de réfléchir avant d’agir est une bonne chose.

Concernant les réunions organisées par la mairie, il était présent et n’a pas eu l’impression de « police de la pensée ».

Il nous informe avoir rappelé aux représentants de la mairie « qu’il n’est pas envisageable qu’une municipalité décide seule », qu’il « veillera à ce qu’aucune école ne se voit imposer une situation de 4 jours et demi si un conseil d’école décide qu’il n’en veut plus ».

Pour le DASEN, le maire décide des horaires d’ouverture, mais pas de l’organisation de la semaine scolaire.

Monsieur le DASEN imposera une même situation sur une commune et empêchera que certaines écoles soient aux 4 jours et d’autres aux 4 jours et demi selon si elles sont élémentaires ou maternelles.

Le DASEN nous indique (comme nous lui avons dit précédemment) qu’il s’agit d’une proposition qui doit être conjointe, et que si la municipalité ne propose pas, le droit commun s’applique et qu’il ne se passe donc rien.

Le Snudi-FO relève des contradictions dans les déclarations du DASEN :

Il va être difficile pour lui de veiller à ce qu’une mairie n’impose pas la situation des 4 jours et demi à un conseil d’école qui aurait décidé un retour aux 4 jours, si la proposition doit être conjointe avec la municipalité.

Pour le Snudi-FO, ce que le DASEN de Cergy a imposé a une commune de revenir aux 4 jours, le DASEN doit l’imposer à Châlons, et le ministre doit l’imposer pour toutes les écoles et sur tout le territoire dès la rentrée prochaine. Ce sont bien le décrets PEILLON, ainsi que les décrets HAMON et BLANQUER qui continuent de s’appliquer et permettent au maire de Châlons de faire ses propres propositions.

Concernant la hors-classe :

Nous avons profité de cette audience pour évoquer les inquiétudes de nos collègues sur le sujet de la hors-classe. Nous l’informons que plusieurs de nos collègues nous ont contactés et s’inquiètent des avis donnés par les IEN. Les collègues concernés ont eu un avis « satisfaisant », parfois de manière totalement arbitraire car l’IEN qui a mentionné l’avis n’a pas encore eu le temps de visiter le collègue. Nous l’informons que nous avons conseillé à ces collègues de lui adresser des lettres de recours pour réviser cet avis.

Monsieur le DASEN nous informe qu’il répondra à chacun de ces courriers, qu’il respecte le travail des enseignants.

Il nous indique que les termes des avis ne sont pas très appropriés et a conscience du fait qu’ils peuvent être violents pour les collègues. Qu’il est difficile de passer d’un système très « automatique » et cadencé à un système qui n’a rien à voir. Qu’il est difficile pour un collègue qui avait 18 dans l’ancien système, de se voir attribuer un avis « satisfaisant ». Pour lui, il ne faut pas essayer de faire de parallèles entre les deux systèmes. Il tient à préciser qu’entre excellent, très satisfaisant et satisfaisant, les différences sont infimes.

Le taux de passage à la hors-classe est actuellement de 5%, le DASEN nous précise que l’objectif à terme est que tous les collègues passent à la hors-classe.

Difficile pour nous de ne pas entendre dans les propos du DASEN, l’existence de quotas d’attribution des avis : tous les enseignants ne peuvent pas être classés dans la catégorie « excellent » auquel cas tous passeraient à la hors-classe. Difficile aussi de ne pas voir l’aspect concurrentiel entre collègues. C’est pour ces raisons que Force Ouvrière a refusé de signer le protocole PPCR contrairement au SE-UNSA, au SNUIPP-FSU et au SGEN-CFDT.

Le SNUDI-FO revendique :

►Un ratio promus/promouvables de 18 %, ce qui permettrait une augmentation significative du nombre de promus !

►Pas un PE retraitable sans être promu à la hors classe !

►Un barème basé essentiellement sur l’ancienneté générale des services !

►Abandon de PPCR, source d’arbitraire et de division entre les personnels !

EXEATS et INEATS, les dossiers individuels seront étudiés :

Concernant les EXEATS et les INEATS, le DASEN nous a informés qu’il allait pouvoir étudier au cas par cas les demandes. Le Snudi-FO invite les collègues à nous envoyer leur dossier afin que nous puissions intervenir.

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