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Compte rendu de la réunion du 16 décembre avec les IEN de Reims et les syndicats.
Publié; le 7 janvier 2016 | Administrateur

IEN présents : M. Midy, Mme Lamiral, M. Deville, M. Maréchal Syndicats représentés : Snudi-FO, Se-Unsa,Snuipp, Sgen Objet de cette réunion : échanger sur la proposition des changements d’horaires pour les écoles maternelles de Reims.

Pour FO, cette réunion n’a pas de cadre réglementaire, tout comme le comité technique du PEDT qui n’est pas une instance de la mairie. Il s’agit en fait, pour les IEN, de mettre en œuvre le projet éducatif territorial de la ville de Reims qui a été signé en octobre dernier.

Dans le même temps se tenait une réunion initiée par le Snudi-FO, à la maison des syndicats de Reims, pour informer les collègues des réelles finalités qui se cachent derrière le PEDT (voir le communiqué de FO sur le sujet).

Les IEN s’appuient sur une expérience qui a eu lieu dans les écoles maternelles d’Angers. Le Snudi-FO du Maine-et-Loire nous a informés des conséquences désastreuses de ce projet dont nous vous communiquons quelques témoignages d’enseignants, de parents et d’ATSEM. Le même type d’expérience a été conduit au Kremlin-Bicêtre l’année dernière.

FO est allé à cette réunion pour prendre les informations dans le but de les diffuser aux collègues.

Dès mars 2013, le SNUDI-FO avait alerté sur les instructions contenues dans la circulaire n° 2013-036 du 20 mars 2013. Il s’agissait, à la suite de la promulgation du décret Peillon du 24 janvier et dans le cadre de l’acte III de la décentralisation, d’engager la territorialisation de l’école en impulsant les Projets Educatifs de Territoriaux (PEDT). Comme nous l’expliquions à ce moment : avec le PEDT, « toutes les écoles, tous les collègues seraient soumis aux décisions des élus et aux fluctuations des majorités locales. Le statut de fonctionnaire d’Etat n’y résisterait pas ! Dans cette situation que deviendraient nos obligations de services définies nationalement, notre temps de service, nos missions définies par décret, le droit à mutation… ? » (ES n° 395 p. 6).

Les « services de l’Etat » accompagnent les décisions des élus qui auront toute autorité sur les PEDT articulant les temps périscolaires et scolaires… et donc sur les enseignants

Elle confirme que le PEDT est bien « à l’initiative des élus » et que « les services de l’Etat accompagnent en tant que de besoin l’élaboration des PEDT et favorisent leur signature en apportant une expertise technique et des conseils. Ils mobilisent les associations aptes à proposer un appui méthodologique. Ils participent au repérage et à la mutualisation des bonnes pratiques afin d’apporter aux communes, et en particulier aux petites communes et communes rurales, des exemples de solutions concrètes pour faciliter l’élaboration des PEDT ». C’est un véritable de pacte de gouvernance territoriale qui se substitue à l’Education nationale qui n’est même plus mentionnée dans la circulaire. C’est la république des territoires contre l’indivisibilité, l’unicité et l’égalité républicaine, c’est-à-dire contre l’égalité de droit.

La circulaire insiste : « La cohérence entre le programme d’activités périscolaires et les projets d’école » doit être « recherchée »

Les enseignants seraient ainsi sommés de « mettre en cohérence » leur pédagogie, leur emploi du temps, leurs horaires de travail avec le PEDT ! Les élus politiques pourront donc, au nom de la cohérence éducative du PEDT qu’ils initient, contrôler la pédagogie et les contenus des enseignements.

Un IEN indique qu’il n’y a pas de calendrier à propos de ce projet de changements d’horaires et que cette réflexion a été initiée par les problèmes qui émanaient des comptes-rendus des conseils d’école de l’an dernier. Un autre IEN propose de réfléchir école par école. Il faut faire attention au temps périscolaire.

Pour FO il s’agit bien d’un éclatement de l’Education Nationale et d’une confusion entre les activités périscolaires et les APS.

Les IEN indique que le l’organisation des 108 heures est complexe et qu’il pourrait être plus simple de faire les réunions sur les temps de pause en même temps que le périscolaire intervient (pour travailler ensemble : adultes, mairie, ATSEM, parents…).

Pour FO : n’y a-t-il pas un lien avec le projet de décret de réorganisation de nos obligations de service qui voudrait ajouter de nouvelles missions à nos 108 heures et qui ne fait plus référence aux 36 semaines de classe. On voudrait aligner les PE du 1er degré sur ceux du 2nd degré, pour annualiser nos obligations de service dans le cadre des 1607 heures de la fonction publique.

Le Snuipp est d’accord pour proposer et discuter, mais le projet ne doit pas s’appliquer à la rentrée. Il ne faut pas que les collègues aient l’impression qu’on les brusque.

Le Se-Unsa est pour ne rien rejeter à priori, mais pour prendre le temps de la réflexion dans le but d’être le plus constructif possible.

Pour FO : puisqu’il semblerait que la mairie ne demande rien, puisque les IEN ne proposent rien, que les enseignants des maternelles sont opposés sur ces changements d’horaires, pourquoi poursuivre la réflexion sur ce projet ? Ce projet est inacceptable car il s’inscrit dans le cadre de la loi de la refondation de l’école et de la réforme des rythmes scolaires, qui a pour objectif unique la territorialisation de l’Education Nationale et la remise en cause de notre statut.

C’est ce qu’ont indiqué les enseignants lors de la réunion d’information syndicale qui se tenait en parallèle de cette réunion avec les IEN. Une seule revendication : le retrait de ce projet.

cale




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